Après une perte de poids importante et rapide, souvent suite à une chirurgie bariatrique (bypass, sleeve gastrectomie, gastroplastie), la peau du ventre distendue et flasque peut créer une gêne fonctionnelle et esthétique importante.

Une des solutions consiste à retirer l’excédent de peau par abdominoplastie, appelée également plastie abdominale ou dermolipectomie du ventre, opération chirurgicale qui est prise en charge sous certaines conditions par la Sécurité sociale.

Cette chirurgie peut apporter une amélioration pour le patient sur le plan esthétique,  psychologique et fonctionnel et donc sur sa qualité de vie.

Néanmoins, il s’agit d’une intervention à risques élevés de complications :

- infection

- risque tromboembolique: thrombose, phlébite, embolie pulmonaire

- hématome: accumulation de sang dans un tissu dû à une lésion vasculaire

- perforation pariétale

- nécrose de l’ombilic: mort du tissu

- désunion cicatricielle: la plaie ne se ferme pas

- abcès: amas de pus

- paresthésie: sensation douloureuse au toucher, à la chaleur, aux vibrations.

- etc.

Des complications interviennent dans plus de 10 % des cas.

Une reprise chirurgicale peut s’avérer nécessaire mais elle n'est pas toujours possible ni souhaitable, et les risques d'une chirurgie secondaire sont accrus.

Le résultat de l’abdominoplastie peut être mauvais avec des cicatrices très disgracieuses (les peaux mates sont davantage sujettes aux cicatrices chéloïdes), ou mal positionnées et douloureuses.

Paradoxalement, le résultat peut être moins esthétique qu’avant l’opération.

Cela peut être très mal vécu par le patient : regrets de s’être fait opérer, estime de soi et image de soi dégradées, perte de confiance dans le corps médical, sentiment de culpabilité, colère, incompréhension, dépression réactionnelle…

Le patient victime pourra être indemnisé en cas d’infection nosocomiale, d’aléa thérapeutique (si l’acte a une finalité thérapeutique ou reconstructrice) ou en cas de faute médicale.

Dans ce dernier cas, il peut s'agir notamment:

- d'un défaut d’information sur un risque qui s’est réalisé, par exemple une éventration

- d'un problème d’indication

- d'une erreur technique

- d'un geste chirurgical maladroit entrainant par exemple une perforation pariétale

- de procédés de suture mal maitrisés

- d'une défaillance dans la prise en charge post-opératoire, par exemple dans le traitement tardif d'une infection

- etc.

La prescription pour solliciter une indemnisation de ses préjudices est de 10 ans à compter de la consolidation médico-légale, c'est-à-dire du moment où les lésions se sont fixées et ont pris un caractère permanent.

Le plus souvent, c’est l’assureur du chirurgien qui indemnisera la victime.

Attention toutefois car la responsabilité du chirurgien n’est pas automatique en cas de résultat décevant.

La consultation préalable d’un avocat qualifié en responsabilité médicale est nécessaire pour déterminer si l’assureur - ou le cas échéant la solidarité nationale - est susceptible de prendre en charge le sinistre.

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Le cabinet d’avocat de Maître Anne FAUCHER conseille et assiste les victimes d’accidents médicaux fautifs et non fautifs. La structure, de taille humaine, privilégie un accompagnement personnalisé et la qualité de la prestation. Le cabinet intervient partout en France.

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Anne FAUCHER Avocat à la Cour DU Réparation juridique du dommage corporel DU Contentieux médical DIU Evaluation des traumatisés crâniens DIU Traumatisme crânien de l’enfant, de l’adolescent - syndrome du bébé secoué

 

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