Avoir les oreilles décollées ou trop grandes peut être inesthétique, générer des moqueries et une véritable souffrance morale.

Une des solutions consiste à recourir à une otoplastie, opération chirurgicale permettant de « recoller » les oreilles ou en réduire la taille, et qui peut être prise en charge par la Sécurité sociale.

Cette chirurgie peut apporter une amélioration notable de la qualité de vie du patient.

Néanmoins et comme toute chirurgie, elle comporte des risques de complications, plus ou moins graves, immédiates ou à distance : infection, hématome, hémorragie, nécrose, désunion cicatricielle, défaut de sensibilité du pavillon…

Quelquefois le résultat de l’otoplastie peut être mauvais, par exemple :

- déformation des oreilles

- asymétrie

- cicatrices boursouflées et irrégulières (les carnations des personnes asiatiques, métissées et noires sont davantage sujettes aux cicatrices chéloïdes).

Finalement, le visage peut être moins harmonieux qu’avant l’opération.

Cela peut être très mal vécu par le patient : regrets de s’être fait opérer, estime de soi et image de soi dégradées, perte de confiance dans le corps médical, sentiment de culpabilité, colère, incompréhension, dépression…

L’opération ratée est plus particulièrement préjudiciable si elle concerne un enfant.

Le patient victime pourra être indemnisé en cas d’infection nosocomiale, d’aléa thérapeutique (si l’acte a une finalité thérapeutique ou reconstructrice) ou encore en cas de faute médicale :

- défaut d’information sur un risque qui s’est réalisé, par exemple des cicatrices chéloïdes

- problème d’indication, par exemple le fait d'opérer un patient à risques pour lequel cette chirurgie était manifestement vouée à l'échec

- erreur technique (il existe plus de 200 techniques pour repositionner une oreille!)

- geste chirurgical maladroit, par exemple une exérèse trop importante de conque

- procédés de suture mal maitrisés

- défaillance dans la prise en charge post-opératoire, par exemple le traiteemnt tardif d'une infection

- etc.

La prescription pour solliciter une indemnisation de ses préjudices est de 10 ans à compter de la consolidation médico-légale, c’est-à-dire du moment où les lésions sont fixées et ont pris un caractère permanent.

Le plus souvent, c’est l’assureur du chirurgien qui indemnisera la victime.

Attention toutefois car la responsabilité du chirurgien n’est pas automatique en cas de résultat décevant.

La consultation préalable d’un avocat qualifié en responsabilité médicale est nécessaire pour déterminer si l’assureur est susceptible de prendre en charge le sinistre.

***

Le cabinet d’avocat de Maître Anne FAUCHER conseille et assiste les victimes d’accidents médicaux fautifs et non fautifs. La structure, de taille humaine, privilégie un accompagnement personnalisé et la qualité de la prestation. Le cabinet intervient partout en France.

***

Anne FAUCHER Avocat à la Cour DU Réparation juridique du dommage corporel DU Contentieux médical DIU Evaluation des traumatisés crâniens DIU Traumatisme crânien de l’enfant, de l’adolescent - syndrome du bébé secoué

 

PRENDRE RENDEZ-VOUS: https://consultation.avocat.fr/avocat-bordeaux/anne-faucher-8998.html