La Direction Juridique Externalisée ou comment ne plus rouler seul en Harley Davidson

 

« Tout a des conséquences juridiques, bien sûr, mais s’il fallait faire valider toute initiative de l’entreprise par un juriste, quel temps, quelles opportunités perdrions-nous ? Le risque 0 n’existe pas, tellement de modèles de contrats et de documentations diverses sont disponibles sur Internet, les  juristes imposent trop de contraintes, coûtent cher. Et puis j’ai mon conseil habituel, mon expert-comptable, qui me connaît bien… »

 

Non, décidément, le chef d’entreprise n’a pas d’hostilité particulière envers la chose juridique en général ni envers les avocats en particulier, mais il continue très, trop souvent, à rouler seul sur sa Harley Davidson…

 

Cliché passéiste, me direz-vous ? Je ne le pense pas.

 

Il suffit de constater que très peu de TPE ont des juristes internes, peu de PME emploient un juriste du calibre d’un Directeur Juridique, pour deux raisons simples :

1° un juriste intégré est aussi un salarié de plus avec tous les coûts et rigidités associés (effets de seuil, risque social…)

2° les besoins sont variables et en perpétuelle transformation.

 

De la même manière, très peu d’entre elles ont des partenariats au long cours avec des avocats, toujours pour deux raisons simples :

1° besoins mal identifiés d’un côté,

2° peu d’avocats connaissant en profondeur le monde de l’entreprise de l’autre, soit un temps d’intervention plus long, des préconisations plus standardisées dont l’efficacité pourrait être améliorée, d’où un rapport coût/efficience qui peut interroger.

 

Le Droit est à l’évidence sous-représenté par rapport au Chiffre. C’est à n’en pas douter, un facteur de risque et de coût aggravé pour l’entreprise, car l’anticipation et l’organisation sont deux facteurs clefs de diminution des risques.

 

Passer aux commandes d’un véhicule plus sûr en pleine possession de ses moyens n’est donc pas un luxe mais une nécessité.

 

 Grâce à la Direction Juridique Externalisée -DJE- la société pourra disposer d’un cadre confortable élargi intégrant toutes les fonctions–support (juridique-finances-RH-IT et autres selon son secteur) au bénéfice de sa réflexion stratégique et de son action.

 

Nous verrons dans un prochain billet, comment la DJE peut et doit s’intégrer dans les entreprises.

A bientôt

Fabienne HAVET

Avocat au Barreau de Paris 07.04.2015