Faire des économies, simplifier les procédures en droit de la famille, c'est tout l'objet de la commission Guinchard qui préconisait de simplifier la procédure de divorce pour désembouteiller les tribunaux civils.

On prévoyait "du divorce pas cher et du rapide", en un mot, plus d'avocat mais un notaire. A l'heure où la moyenne d'une vie à deux est d'environ sept ans, fallait-il simplifier la procédure de divorce au nom de l'évolution du droit de la famille ?  La réponse est oui.

Mais faut-il transformer la restauration traditionnelle de la famille en " fast food " ? le divorce en erzats de répudiation ?

Car au juste, c'est quoi un divorce ? Une procédure qui préserve les droits de la famille, des uns et des autres, avec des règles, des droits et des obligations, des délais, des conventions, des procédures, des conciliations...

A compter du 1er janvier 2017, le divorce à l'amiable pourra se résoudre chez le notaire, comme pour les biens immobiliers, mais en présence de deux avocats.

A coté de cette "ubérisation du droit", de l'éloignement du justiciable de ses Juges, c'est une justice de proximité, un droit acquis qui disparait sans coup férir.

Déja, les ordonnances pénales, la complexité de la saisine du conseil de Prud'hommes, le réseau informatique qui se substitue aux plaidoiries, l'ubérisation du droit pointe son nez, pauvre citoyen...

La discussion pour faire évoluer le droit de la famille et le divorce est ouverte, à vos plumes, je retourne à l'audience !

Philippe AUTRIVE