Nintendo condamnée à 35 millions d'euros pour les dysfonctionnements des manettes Joy-Con

La DGCCRF a annoncé qu'une transaction pénale de 35 millions d'euros avait été acceptée par Nintendo of Europe à la suite d'une enquête portant sur les dysfonctionnements affectant certaines manettes Joy-Con de la Nintendo Switch.

À l'origine de l'affaire : une plainte déposée par l'UFC-Que Choisir en 2020 concernant le phénomène de « drift », un défaut pouvant entraîner des mouvements involontaires ou une perte de réactivité des manettes.

Selon la DGCCRF, Nintendo avait connaissance de ces dysfonctionnements mais n'aurait communiqué de manière claire sur le sujet qu'à partir de 2020. L'administration considère que cette information tardive a pu influencer le comportement des consommateurs, certains ayant pu renoncer à solliciter le service après-vente ou choisir d'acheter de nouvelles manettes.

Les faits ont ainsi été qualifiés de pratique commerciale trompeuse.

Cette décision rappelle qu'en droit de la consommation, une entreprise peut être sanctionnée non seulement pour des informations inexactes, mais également pour l'omission d'informations susceptibles d'influencer les décisions des consommateurs.

À noter que Nintendo s'était déjà engagée en 2023, dans le cadre d'une action coordonnée au niveau européen, à réparer gratuitement les manettes concernées, même au-delà de la garantie légale.