Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains organisée au barreau de PARIS : Traite des êtres humains : reconnaître et protéger les victimes de l’exploitation liée à la GPA

Aujourd’hui 9 octobre 2026, la Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains réunit institutionnels, associations, chercheurs, professionnels de la justice et des médias autour d’un objectif commun : mieux identifier les victimes, renforcer leur protection et améliorer les politiques publiques.

La matinée est consacrée à la présentation des victimes accompagnées par les associations en 2025 et des données administratives relatives à l’exploitation et à la traite des êtres humains. Les échanges abordent également le rôle des médias, du cinéma et de la culture dans la représentation de cette réalité.

L’après-midi portera sur la protection des mineurs victimes d’exploitation, à partir de rapports et de recommandations, puis sur les conséquences psychologiques de la traite, la prise en charge médicale et l’évaluation des préjudices subis.

Toutefois, un enjeu majeur appelle une attention urgente : la reconnaissance de TOUTES les formes d’exploitation et de toutes les victimes.

En France, l’absence de transposition de la directive européenne 2024/1712 relative à la prévention et à la lutte contre la traite des êtres humains, notamment en ce qui concerne l’exploitation liée à la gestation pour autrui (GPA), soulève la question de la prise en compte des mères porteuses parmi les victimes potentielles de traite.

Cette lacune doit être examinée rapidement et avec rigueur afin que les mères porteuses concernées puissent bénéficier en France d’une protection adaptée lorsque les faits répondent aux critères de la traite des êtres humains.

La transposition de la directive en France et l’actualisation des outils statistiques sont donc urgentes.

Sans catégories adaptées et sans données permettant de documenter ces situations, ces formes d’exploitation restent invisibles dans les statistiques officielles. Or, mesurer le phénomène est indispensable pour évaluer son ampleur, adapter les dispositifs de protection et orienter les politiques publiques.

Cette journée doit ainsi être l’occasion de rappeler qu’aucune victime ne doit être laissée dans l’angle mort du droit ou des statistiques. L’efficacité de la lutte contre la traite repose sur une exigence fondamentale : identifier toutes les formes d’exploitation, reconnaître les victimes et leur garantir un accès effectif à la protection et à la justice.

Si vous avez des questions sur ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter : cambroselli@cab-avocats.com