A Mayotte, 101e département français, rares sont les magistrat.e.s qui osent faire usage des pouvoirs qui leur sont conférés, préférant de loin une posture attentiste et très certainement plus appréciée des ministères de tutelle. À Mayotte, au mépris de l’idéal d’égalité et de la défense des libertés, peu à peu, une justice plus locale, fruit de l’imagination des juges métropolitain·es, s’est bel et bien substituée à la justice cadiale, dont la suppression était alors présentée comme une condition sine qua non de la départementalisation.

L’égalité ne peut et ne doit pas attendre. C’est à nous autres, magistrat·es et auxiliaires de justice, sous quelque latitude que ce soit, de veiller au respect du droit.