L’indemnisation du dommage corporel ne correspond jamais à un tarif automatique. Elle résulte d’une analyse individualisée des lésions, de leurs répercussions concrètes et du cadre juridique applicable. L’analyse distingue les dépenses de santé, la diminution des ressources, l’assistance quotidienne, les douleurs, les séquelles durables et l’incidence sur la carrière.

Le travail de chiffrage commence par les constatations médico-légales, puis s’appuie sur les justificatifs financiers, la situation personnelle de la personne blessée et les références retenues par les juridictions. La discussion définitive intervient généralement à la consolidation, lorsque l’état s’est stabilisé et permet d’apprécier les atteintes permanentes.

En amont, une provision demeure parfois envisageable afin de couvrir les charges immédiates. Son principe et son ampleur dépendent toutefois du fondement de la demande, des éléments déjà établis et des contestations éventuelles.

Les quatre repères essentiels

    Le médecin expert décrit les lésions et leurs effets ; il ne fixe pas, à lui seul, la somme finale.     Chaque composante réclame une preuve adaptée : document médical, facture, justificatif professionnel, témoignage ou devis.     La nomenclature Dintilhac organise les postes de préjudice, sans imposer de tarif national.     La relecture d’une proposition globale s’effectue ligne par ligne : la qualité du résultat dépend autant des éléments retenus que du total annoncé.

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