Pour obtenir que la résidence de l’enfant soit fixée exclusivement chez un parent, le juge va essentiellement rechercher :

  • que cette solution sert mieux l’intérêt supérieur de l’enfant ;
  • que le parent demandeur :
    • offre des conditions matérielles et éducatives stables (logement, disponibilité, prise en charge scolaire, médicale, etc.) ;
    • respecte le droit de l’enfant à maintenir des liens avec l’autre parent, sauf danger ;
    • ne met pas l’enfant en situation de conflit de loyauté ou d’aliénation parentale ;
  • que l’autre parent présente, selon les cas :
    • des carences éducatives ou un désintérêt manifeste ;
    • un comportement dangereux pour l’enfant ou l’autre parent (violences, abus, addictions, troubles graves, etc.), constituant des motifs graves ;
    • ou que le conflit est tel que la résidence alternée serait contraire à l’équilibre et à la construction psychologique de l’enfant.

En pratique, les éléments les plus souvent retenus pour justifier une résidence exclusive sont donc :

  • l’âge de l’enfant et l’existence d’une figure d’attachement principale ;
  • la stabilité de la solution proposée (continuité des repères, scolarité, environnement) ;
  • le niveau de conflit entre les parents, le risque d’aliénation parentale, l’existence de violences;
  • les motifs graves éventuels justifiant de limiter ou supprimer le droit de visite de l’autre parent.

En l’absence de ces éléments, ou lorsque les deux parents offrent des garanties comparables et coopèrent suffisamment, la résidence alternée reste une option possible, mais toujours soumise au contrôle de l’intérêt supérieur de l’enfant.