Article L. 1232-3 du code du travail : au cours de l'entretien préalable, l'employeur indique les motifs de la décision envisagée et recueille les explications du salarié.

C’est donc bien l’employeur qui conduit l’entretien. Ceci étant, l’employeur peut déléguer cette tâche à un membre de son personnel (DAF, DRH…). L’employeur peut se faire représenter à l’entretien préalable au licenciement, mais uniquement par une personne de l’entreprise disposant d’une délégation ou d’un pouvoir suffisant pour engager la procédure, notamment en matière de sanction ou de licenciement.

Ce ne peut donc pas être un tiers extérieur comme un avocat, un expert-comptable ou, comme cela a été jugé dans l’arrêt ci-joint, la responsable des ressources humaines d’une société du groupe.

L’arrêt

La finalité même de l'entretien préalable et les règles relatives à la notification du licenciement interdisent à l'employeur de donner mandat à une personne étrangère à l'entreprise pour procéder à cet entretien et notifier le licenciement. La lettre de licenciement ayant été signée pour ordre de l'employeur par la responsable des ressources humaines d'une autre société du groupe, le licenciement du salarié est dépourvu de cause réelle et sérieuse.

Cass. soc. 1-4-2026 n° 24-18.946 F-D

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