Le mariage impose une communauté de vie entre les époux (article 215 du Code civil) : vie commune sous le même toit et volonté de vivre ensemble.

Des résidences séparées peuvent toutefois être admises pour des raisons professionnelles ou médicales.

Quitter le domicile conjugal n’est pas automatiquement une faute.

L’abandon du domicile peut être reproché lorsqu’un époux part sans motif légitime, refait sa vie ailleurs ou laisse seul son conjoint assumer les charges familiales.

Les juges apprécient chaque situation au cas par cas selon les circonstances et le comportement des époux.

Le départ est généralement considéré comme légitime lorsqu’il est motivé par :

       - des violences conjugales ;

       - un comportement injurieux ou tyrannique ;

       - des impératifs professionnels ;

       - un problème de santé ;

       - une décision judiciaire autorisant la séparation de résidence.

Aujourd’hui, la simple cessation de la vie commune ne constitue plus systématiquement une faute, notamment dans le cadre d’un divorce pour altération du lien conjugal.

En pratique, quitter le domicile peut permettre d’éviter l’aggravation du conflit et favoriser l’apaisement.

Il est conseillé de prévenir son conjoint de son départ, de communiquer sa nouvelle adresse et d’organiser de façon transparente le partage des charges et les modalités pratiques de la séparation.