Refus d’obtempérer : pourquoi le procès-verbal est souvent décisif
Aujourd’hui, devant le tribunal correctionnel du Mans, le Cabinet PELTIER & CALDERERO a obtenu une relaxe dans un dossier de refus d’obtempérer.
Le point central : le procès-verbal de constatation ne précisait pas suffisamment la preuve que le conducteur avait vu et compris les gestes du gendarme lui enjoignant de s’arrêter.
Refus d’obtempérer : ce que la justice doit vérifier
Pour qu’il y ait condamnation, il ne suffit pas qu’un véhicule ne s’arrête pas immédiatement. Il faut prouver deux choses :
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L’élément matériel : un ordre d’arrêt clair, réellement perceptible (gestes, gyrophare, sirène…), adressé au conducteur.
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L’élément moral : la certitude que le conducteur a compris l’ordre et a volontairement choisi de ne pas s’arrêter.
Dans beaucoup de dossiers, tout se joue sur une question simple :
peut-on affirmer, sans doute, que le conducteur a vu et compris l’injonction ?
Le PV : une pièce clé… qui doit être précise
Le PV est souvent le document principal. Or, il doit décrire les faits de manière concrète :
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distance et position du véhicule,
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conditions de visibilité (nuit/jour, trafic, obstacles),
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gestes effectués et répétition éventuelle,
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signaux utilisés (sirène/gyro),
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chronologie (où, quand, combien de temps).
Quand ces précisions manquent, la preuve peut devenir fragile. C’est précisément ce qui a conduit à la relaxe dans notre dossier au Mans.
Que faire si vous êtes poursuivi ?
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Conservez tous les documents (convocation, PV, auditions).
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Agissez vite : certains délais sont courts.
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Faites analyser le PV : une défense efficace commence souvent par cet examen “ligne par ligne”.
Nous restons disponibles pour toute question.

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