Recruter un salarié étranger : nouvelles règles de l’autorisation de travail en 2026

Cet article est destiné aux employeurs souhaitant recruter un travailleur étranger.

L’embauche d’un collaborateur hors Union européenne est un levier de croissance pour de nombreuses entreprises.

Toutefois, elle impose une rigueur administrative stricte.

Depuis les réformes de 2025, les modalités de demande d’autorisation de travail se sont complexifiées, renforçant les obligations de vérification pour les employeurs.

Le Cabinet Exilae accompagne les DRH et chefs d’entreprise pour sécuriser ces procédures et éviter les sanctions liées au travail dissimulé

Recruter un salarié étranger : cadre général et conditions

Pour rappel, afin de permettre l’emploi d’un travailleur étranger (hors UE et hors pays assimilés : Islande, Suisse, Norvège, Liechtenstein, Monaco, Andorre, ou Saint-Marin), l’employeur doit obtenir une autorisation de travail.

⚠️ Sans cela, employer un salarié étranger, en CDD ou CDI, sera considéré comme illégal et passible de sanctions

L’autorisation de travail peut prendre différentes formes. Il peut s’agir :

  • D’un document distinct du titre de séjour de l’étranger
  • D’un titre de séjour valant autorisation de travail,
  • D’un visa
  • D’une autorisation de prolongation d’instruction…

Ces demandes d’autorisation sont nécessaires, que l’étranger soit déjà présent en France ou qu’il soit à l’étranger et que le contrat prévu soit de nature privé ou publique.

Cas exceptionnel : Dans certaines situations particulières, l’employeur ne sera pas dans l’obligation de demander une autorisation de travail. C’est notamment le cas lorsque la durée de travail prévue est inférieure à trois (3) mois. Toutefois, ces exceptions sont rares et l’employeur est le plus souvent tenu de faire une demande d’autorisation de travail.

Comment faire une demande d’autorisation de travail

La procédure dématérialisée : Un parcours balisé mais exigeant

Les demandes d’autorisation de travail doivent être effectuée de manière dématérialisée par l’employeur sur le site de l’administration des étrangers en France .

Pour toutes les demandes, et malgré les différences procédurales qui existent, l’employeur doit fournir les documents suivants :

  • Une lettre motivant le recrutement du salarié étranger, qui détaille les fonctions exercées ainsi que la rémunération perçue (au minimum le SMIC)
  • Un CERFA 15187*02 si l’étranger est hors de France, ou le CERFA 15186*03 si l’étranger réside en France
  • Un extrait du K-bis de l’entreprise souhaitant employer l’étranger
  • Le dernier bordereau de versement des cotisations et contributions sociales, et des congés payés, datant de moins de 6 mois

Attention : en plus de ces documents généraux, l’employeur est parfois obligé d’apporter d’autres documents.

???? C’est notamment le cas depuis un arrêté du 3 janvier 2025, qui modifie la liste des pièces justificatives, et qui soumet l’autorisation de travail à la présentation d’un plus grand nombre de justificatifs.

À lire également : Le titre de séjour "salarié" et le regroupement familial pour les ressortissants Tunisiens en France

Les recrutements avec opposabilité de la situation de l’emploi 

C’est le principal point de blocage. Pour obtenir l’autorisation, l’employeur doit souvent prouver qu’il n'a pas trouvé de candidat déjà présent sur le marché du travail français.

Dans le cadre d’un recrutement qui est soumis à l’opposabilité de la situation de l’emploi (c’est-à-dire hors métiers en tension), l’employeur doit désormais justifier, en plus des documents habituels :

  • D’une copie de l’offre d’emploi déposée auprès d’un organisme indépendant concourant au service public de l’emploi
  • Ainsi qu’un document attestant du dépôt de l’offre d’emploi auprès d’un de ces organismes et de sa publication pendant trois semaines

À lire également : la signature de la lettre d'observations URSSAF

Travailleurs saisonniers : l’obligation de logement

Dans le cas particulier d’une autorisation de travail d’un saisonnier, l’employeur doit être en mesure de prouver que le travailleur dispose d’un logement lui assurant des conditions de vie décentes lors de son séjour.

Cette preuve est apportée par :

  • Une attestation sur l’honneur de l’employeur concernant la mise à disposition d’un logement décent et mentionnant l’adresse
  • Une copie recto/verso de la CNI ou carte de séjour de l’employeur
  • Une copie du contrat de travail signé par l’ensemble des parties

Le reste du dossier est composé des pièces habituelles pour ces demandes.

À lire également: La taxe pour l'embauche d'un salarié étranger (ex-taxe OFII)

Les demandes d’autorisation de travail des étudiants

Désormais, lors du recrutement d’un étudiant bénéficiaire d’un titre de séjour mention :

  •  « Étudiant »,
  • « Étudiant programme de mobilité »
  • « Recherche d’emploi et création d’entreprises »

➡️ L’employeur doit fournir les copies des attestations d’activités professionnelle ou des bulletins paies.

Ces documents doivent être fourni en plus des pièces habituellement demandées (copies des diplômes, CV).
Aussi, lorsque l’étudiant n’a pas fini son cursus et que le recrutement prévoit de dépasser la durée de travail autorisée par son titre, il est désormais nécessaire de fournir la copie du certificat de scolarité ou d’inscription, ou alors la carte étudiante, en cours de validité.

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