Je vis du vice.
Je le traque dès l'aube, dans les courriers de l'URSSAF.
Peu m'importe que mon client ait tort.
Peu m'importe que l'URSSAF ait raison.
Le fond du dossier attendra.
Le vice que je cherche ne fréquente pas les calculs comptables.
Il dort en pleine lumière, dans les actes de l'administration, entre deux chiffres.
Une date qui ment.
Une signature qui manque.
Un agent sans agrément ni assermentation.
Parfois, il tient tout entier dans un courrier.
L'URSSAF réclame 5 103 657 €.
Une inspectrice a écrit à des salariées sans délégation.
Huit chefs de redressement s'effondrent.
« L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu », écrivait La Rochefoucauld.
Le vice de procédure, lui, est une offense que l'URSSAF fait au droit.
Moi, je la traque.
Je la soumets aux juges.
On dit que le vice ne paie jamais.
Le mien rembourse.
Les entreprises. Les dirigeants.
Irrégulièrement redressés.
Face à l’URSSAF
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