Par un arrêt du 30 juillet 2025, la cour d'appel de Reims tranche un litige relatif à la validité d'un testament olographe. Le défunt, décédé en 2022, avait désigné une légataire universelle par un écrit daté du 10 mai 2022, après une première version établie le 1er avril 2022. Le frère du défunt a engagé une action en nullité avant son décès, ses héritières ayant repris l'instance. Par jugement du 6 septembre 2024, le tribunal judiciaire de Reims a annulé le testament du 10 mai 2022 et alloué des frais. L’appelante sollicite l’infirmation, la reconnaissance de l’authenticité du testament du 10 mai 2022, subsidiairement l’effet au testament du 1er avril 2022, très subsidiairement une expertise graphologique. Les intimées concluent à la confirmation et aux frais. La question porte d’abord sur l’authenticité manuscrite exigée par l’article 970 du code civil, ensuite sur l’immutabilité des prétentions en appel et l’opportunité d’une mesure d’instruction. La cour rappelle que «le testament olographe ne sera point valable s'il n'est écrit en entier, daté et signé de la main du testateur : il n'est assujetti à aucune autre forme».

 

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