Par un arrêt du 24 juillet 2025, la cour d'appel de Bordeaux, chambre sociale, section B, statue sur la validité d'un licenciement pour faute grave. Le litige porte sur un abandon de poste consécutif au refus d'une affectation, après une formation financée par l'employeur et une mise en demeure restée sans réponse.
Le salarié, engagé comme conducteur routier en novembre 2020, a suivi une formation fin avril et début mai 2021. À compter du 11 mai, il ne s'est plus présenté au travail malgré une lettre de relance et une convocation à entretien préalable, puis il a été licencié le 10 juin.
Le conseil de prud'hommes de Périgueux a retenu la faute grave le 29 novembre 2022. En cause d'appel, le salarié contestait les griefs, invoquait un projet de rupture conventionnelle et la contrainte à reconnaître un abandon. L'employeur sollicitait la confirmation, en s'appuyant sur les mises en demeure, l'écrit signé et la durée de l'absence.
La question tranchée consistait à déterminer si une absence prolongée et non justifiée, après refus d'une affectation conforme au contrat, caractérise une faute grave rendant impossible le maintien. La cour confirme la faute grave, en rappelant que « L'employeur ayant choisi de se placer sur le terrain d'un licenciement pour faute grave doit rapporter la preuve des faits allégués et démontrer que ces faits constituent une violation des obligations découlant du contrat de travail d'une importance telle qu'elle rend impossible le maintien du salarié au sein de l'entreprise ».
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