JE SUIS AVOCAT : 9 CONSEILS QUE JE DONNE À UN CLIENT QUI SE PLAINT D'UN EMPIÈTEMENT
Je suis avocat spécialisé en droit immobilier et en droit de la construction. Parmi les litiges de voisinage que je traite quotidiennement, l'empiètement occupe une place particulière tant par sa fréquence que par les enjeux qu'il soulève. Lorsqu'un client pousse la porte de mon cabinet pour me signaler que son voisin a construit sur son terrain, planté des arbres au-delà de la limite séparative ou installé une clôture qui mord sur sa propriété, je lui délivre systématiquement les mêmes conseils fondamentaux. Ces recommandations, forgées par des années de pratique contentieuse, visent à lui permettre de défendre efficacement ses droits tout en évitant les écueils procéduraux qui pourraient compromettre ses chances de succès. Voici donc les neuf conseils essentiels que je partage avec chaque client confronté à une situation d'empiètement.
Premier conseil : rassemblez et étudiez minutieusement vos titres de propriété
La première démarche que je recommande à mon client consiste à réunir l'ensemble des documents juridiques relatifs à son bien immobilier. L'acte authentique d'acquisition, qu'il soit un acte de vente, une donation ou une attestation immobilière après succession, constitue la pierre angulaire de ce dossier documentaire. Ce titre de propriété contient généralement une description précise du bien, sa contenance, ses références cadastrales et parfois même un plan annexé délimitant les contours de la parcelle. J'invite également mon client à rechercher tout procès-verbal de bornage antérieur qui aurait été établi par un géomètre-expert, car ce document a une valeur probante considérable pour établir les limites de propriété. Le relevé cadastral disponible en mairie ou sur le site du cadastre en ligne permet d'obtenir une représentation graphique de la parcelle, même si je rappelle toujours à mon client que le cadastre n'a qu'une valeur indicative en matière de délimitation foncière et ne saurait se substituer à un bornage contradictoire.
Deuxième conseil : faites intervenir un géomètre-expert pour établir un constat technique
Une fois les documents réunis, je conseille vivement à mon client de faire appel à un géomètre-expert inscrit à l'Ordre des géomètres-experts. Ce professionnel assermenté est le seul habilité à déterminer officiellement les limites de propriété et à dresser un procès-verbal de bornage. Le géomètre procédera à un relevé topographique précis du terrain, analysera les titres de propriété des deux parties concernées et établira un rapport technique détaillant l'existence, la nature et l'étendue exacte de l'empiètement. Ce document revêt une importance capitale car il constituera la pièce maîtresse du dossier en cas de contentieux judiciaire. Le coût de cette intervention, qui varie selon la complexité du terrain et la surface à mesurer, représente un investissement indispensable que mon client ne doit pas négliger. Je lui explique que sans ce rapport technique objectif et incontestable, il lui sera difficile de prouver la matérialité de l'empiètement devant un tribunal.
Troisième conseil : tentez une résolution amiable avant toute procédure contentieuse
Bien que l'empiètement constitue une atteinte caractérisée au droit de propriété et suscite légitimement l'indignation de mon client, je lui recommande toujours de privilégier dans un premier temps la voie amiable. L'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception au voisin auteur de l'empiètement, rédigée en termes courtois mais fermes, exposant la situation factuelle et demandant une régularisation dans un délai raisonnable, constitue souvent la première étape d'un règlement négocié. Cette démarche présente de multiples avantages. Elle permet parfois de découvrir que l'empiètement résulte d'une simple erreur commise de bonne foi par le voisin qui ignorait la position exacte de la limite séparative. Elle ouvre la voie à des solutions créatives impossibles à obtenir devant un juge, comme un échange de parcelles, la constitution d'une servitude moyennant indemnité ou la cession amiable de la bande de terrain empiétée. Enfin, elle démontre au juge, si le contentieux devient inévitable, que mon client a fait preuve de bonne volonté et a tenté de résoudre le litige sans encombrer les tribunaux.
Quatrième conseil : constituez un dossier de preuves complet et irréfutable
En matière de contentieux immobilier, la preuve est reine. Je sensibilise donc mon client à l'importance capitale de constituer un dossier probatoire exhaustif et méthodiquement organisé. Ce dossier doit comprendre des photographies datées de l'empiètement prises sous différents angles et à différentes périodes, permettant de documenter l'évolution de la situation. Le rapport du géomètre-expert dont j'ai parlé précédemment en constitue évidemment la pièce centrale. Les échanges de correspondance avec le voisin, qu'il s'agisse de lettres recommandées ou de courriers électroniques, doivent être soigneusement conservés et classés chronologiquement. Les témoignages écrits d'anciens propriétaires, de voisins ou de toute personne pouvant attester de l'état antérieur des lieux présentent également une grande utilité. Je recommande parfois à mon client de faire établir un constat d'huissier qui permettra de figer de manière incontestable l'existence et l'étendue de l'empiètement à une date certaine. Plus le dossier sera étayé et documenté, plus les chances de succès devant le tribunal seront élevées.
Cinquième conseil : maîtrisez le cadre juridique favorable au propriétaire victime
J'explique toujours à mon client le cadre juridique applicable à l'empiètement afin qu'il comprenne la force de sa position. L'article 545 du Code civil consacre le caractère absolu du droit de propriété en disposant que nul ne peut être contraint de céder sa propriété si ce n'est pour cause d'utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité. La jurisprudence de la Cour de cassation a tiré toutes les conséquences de ce principe en matière d'empiètement. Elle affirme avec constance que le propriétaire victime d'un empiètement, aussi minime soit-il, est en droit d'exiger la démolition de l'ouvrage empiétant. Cette règle s'applique même lorsque l'empiètement ne représente que quelques centimètres, même lorsque la démolition entraînerait des frais considérablement disproportionnés par rapport à la valeur du terrain empiété, et même lorsque l'auteur de l'empiètement était de bonne foi et ignorait qu'il construisait sur le terrain d'autrui. Cette protection absolue du droit de propriété constitue un atout majeur pour mon client dans la négociation comme dans le contentieux.
Sixième conseil : agissez rapidement pour prévenir tout risque de prescription
Le temps constitue l'ennemi du propriétaire victime d'un empiètement, et j'insiste particulièrement sur ce point auprès de mes clients. En effet, le droit français connaît un mécanisme appelé prescription acquisitive ou usucapion qui permet à celui qui possède un bien de manière continue, paisible, publique, non équivoque et à titre de propriétaire d'en acquérir la propriété au bout d'un certain délai. Ce délai est de trente ans en principe, mais il peut être réduit à dix ans lorsque le possesseur est de bonne foi et dispose d'un juste titre. Autrement dit, si mon client laisse l'empiètement perdurer sans réagir pendant des décennies, il court le risque de voir son voisin devenir légalement propriétaire de la parcelle empiétée. C'est pourquoi je recommande toujours d'agir promptement dès la découverte de l'empiètement. L'envoi d'une mise en demeure interruptive de prescription, suivi le cas échéant d'une action en justice, permet de sécuriser les droits du propriétaire et d'éviter toute mauvaise surprise.
Septième conseil : abstenez-vous de toute voie de fait et de tout recours à la force
Face à un empiètement manifeste, la tentation peut être grande pour mon client de prendre les choses en main et de procéder lui-même à la démolition de l'ouvrage litigieux, à l'arrachage des plantations ou au déplacement de la clôture. Je le mets systématiquement en garde contre cette réaction instinctive aux conséquences potentiellement désastreuses. Se faire justice soi-même est prohibé par notre ordre juridique et constitue une voie de fait susceptible d'engager la responsabilité pénale et civile de son auteur. Mon client s'exposerait ainsi à des poursuites pour dégradation ou destruction du bien d'autrui, voire pour violences si l'intervention dégénère. Sur le plan civil, il pourrait être condamné à réparer le préjudice causé et à remettre les lieux en état. De surcroît, un tel comportement affaiblirait considérablement sa position dans le contentieux principal, le juge pouvant y voir la manifestation d'un caractère querelleur susceptible de réduire ses prétentions indemnitaires. La patience et le recours exclusif aux voies légales, bien que plus longs et parfois frustrants, demeurent les seules solutions acceptables.
Huitième conseil : évaluez lucidement les enjeux financiers et stratégiques du litige
Avant d'engager une procédure judiciaire, j'invite mon client à procéder avec moi à une analyse rigoureuse du rapport coût-bénéfice de l'action envisagée. Les frais de justice peuvent s'avérer considérables : honoraires d'avocat, frais de géomètre-expert, émoluments d'huissier, dépens, et éventuellement frais d'expertise judiciaire si le juge en ordonne une. Ces coûts doivent être mis en perspective avec la valeur vénale de la surface empiétée, le préjudice de jouissance effectivement subi et les dommages et intérêts raisonnablement espérés. Dans certaines configurations, notamment lorsque l'empiètement est minime et que les relations de voisinage méritent d'être préservées, une transaction amiable prévoyant le versement d'une indemnité compensatrice ou la régularisation par acte notarié de la situation existante peut s'avérer plus avantageuse qu'un procès incertain, long et coûteux. Mon rôle est d'éclairer mon client sur les différentes options qui s'offrent à lui et leurs implications financières respectives, afin qu'il puisse prendre une décision en toute connaissance de cause.
Neuvième conseil : engagez une action en justice déterminée si le règlement amiable échoue
Lorsque toutes les tentatives de règlement amiable se sont soldées par un échec et que l'auteur de l'empiètement refuse obstinément de régulariser la situation, l'action en justice devient le recours ultime et nécessaire. Le tribunal judiciaire est compétent pour connaître de ce type de litige. L'action principale prendra généralement la forme d'une action en revendication de propriété, par laquelle mon client démontrera qu'il est propriétaire de la parcelle litigieuse et que le défendeur l'occupe sans droit ni titre. Cette action sera assortie d'une demande de démolition de l'ouvrage empiétant sous astreinte, c'est-à-dire sous peine d'une somme d'argent due pour chaque jour de retard dans l'exécution de la décision. Mon client sollicitera également des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi, tant matériel que moral. Dans les cas d'urgence ou de trouble manifestement illicite, une procédure de référé permet d'obtenir rapidement des mesures conservatoires ou la cessation du trouble. J'accompagne mon client tout au long de cette procédure, depuis la rédaction de l'assignation jusqu'à l'exécution forcée du jugement si nécessaire.
Conclusion
L'empiètement sur la propriété d'autrui constitue une violation caractérisée du droit de propriété, droit fondamental garanti par le Code civil et par la Convention européenne des droits de l'homme. Le propriétaire victime dispose d'un arsenal juridique particulièrement protecteur lui permettant d'obtenir la cessation de l'empiètement et la réparation intégrale de son préjudice. Toutefois, la défense efficace de ces droits exige méthode, rigueur et persévérance. En suivant scrupuleusement ces neuf conseils et en vous faisant accompagner par un avocat spécialisé en droit immobilier, vous maximiserez vos chances d'obtenir satisfaction tout en préservant autant que faire se peut vos relations de voisinage. N'attendez pas pour consulter un professionnel dès les premiers signes d'empiètement : une intervention précoce permet souvent d'éviter l'enlisement du conflit et de trouver une solution satisfaisante pour toutes les parties.
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I AM A LAWYER: 9 PIECES OF ADVICE I GIVE TO A CLIENT COMPLAINING ABOUT ENCROACHMENT
I am a lawyer specialising in property law and construction law. Among the neighbour disputes I handle on a daily basis, encroachment holds a particular place both in terms of its frequency and the issues it raises. When a client comes to my office to report that their neighbour has built on their land, planted trees beyond the boundary line or installed a fence that encroaches on their property, I systematically give them the same fundamental advice. These recommendations, forged through years of litigation practice, are designed to enable them to effectively defend their rights while avoiding the procedural pitfalls that could compromise their chances of success. Here are the nine essential pieces of advice I share with every client facing an encroachment situation.
First piece of advice: gather and carefully study your property deeds
The first step I recommend to my client is to gather all the legal documents relating to their property. The authentic deed of acquisition, whether it be a deed of sale, a gift or a property certificate following inheritance, constitutes the cornerstone of this documentary file. This title deed generally contains a precise description of the property, its area, its cadastral references and sometimes even an attached plan delimiting the boundaries of the plot. I also invite my client to search for any previous boundary survey report that may have been drawn up by a licensed surveyor, as this document has considerable evidentiary value in establishing property boundaries. The cadastral extract available from the town hall or on the online land registry website provides a graphic representation of the plot, although I always remind my client that the cadastre only has indicative value in terms of land delimitation and cannot substitute for a contradictory boundary survey.
Second piece of advice: call in a licensed surveyor to establish a technical report
Once the documents have been gathered, I strongly advise my client to call upon a licensed surveyor registered with the Order of Chartered Surveyors. This sworn professional is the only person authorised to officially determine property boundaries and draw up an official boundary survey report. The surveyor will carry out a precise topographical survey of the land, analyse the property deeds of both parties concerned and establish a detailed technical report setting out the existence, nature and exact extent of the encroachment. This document is of capital importance as it will constitute the centrepiece of the file in the event of legal proceedings. The cost of this intervention, which varies according to the complexity of the terrain and the surface area to be measured, represents an essential investment that my client must not neglect. I explain to them that without this objective and indisputable technical report, it will be difficult for them to prove the materiality of the encroachment before a court.
Third piece of advice: attempt amicable resolution before any contentious proceedings
Although encroachment constitutes a characterised violation of property rights and legitimately arouses my client's indignation, I always recommend that they first favour the amicable route. Sending a recorded delivery letter with acknowledgement of receipt to the neighbour responsible for the encroachment, drafted in courteous but firm terms, setting out the factual situation and requesting rectification within a reasonable time frame, often constitutes the first step towards a negotiated settlement. This approach has multiple advantages. It sometimes reveals that the encroachment resulted from a simple error made in good faith by the neighbour who was unaware of the exact position of the boundary line. It opens the way to creative solutions that would be impossible to obtain before a judge, such as an exchange of parcels, the creation of an easement in return for compensation or the amicable sale of the encroached strip of land. Finally, it demonstrates to the judge, if litigation becomes unavoidable, that my client has shown goodwill and has tried to resolve the dispute without burdening the courts.
Fourth piece of advice: build a complete and irrefutable evidence file
In property litigation, evidence is king. I therefore make my client aware of the crucial importance of building an exhaustive and methodically organised evidence file. This file must include dated photographs of the encroachment taken from different angles and at different periods, documenting the evolution of the situation. The surveyor's report I mentioned earlier obviously constitutes its central element. Correspondence exchanges with the neighbour, whether registered letters or emails, must be carefully preserved and filed chronologically. Written testimonies from former owners, neighbours or anyone who can attest to the previous state of the premises are also very useful. I sometimes recommend that my client have a bailiff's report drawn up, which will indisputably establish the existence and extent of the encroachment at a certain date. The more substantiated and documented the file, the higher the chances of success before the court.
Fifth piece of advice: master the legal framework favourable to the victim owner
I always explain to my client the legal framework applicable to encroachment so that they understand the strength of their position. Article 545 of the French Civil Code enshrines the absolute nature of property rights by providing that no one may be compelled to cede their property except for reasons of public utility and in return for fair and prior compensation. The case law of the Court of Cassation has drawn all the consequences of this principle in matters of encroachment. It consistently affirms that the owner victim of an encroachment, however minimal, is entitled to demand the demolition of the encroaching structure. This rule applies even when the encroachment represents only a few centimetres, even when demolition would entail costs considerably disproportionate to the value of the encroached land, and even when the author of the encroachment acted in good faith and was unaware that they were building on another's land. This absolute protection of property rights constitutes a major asset for my client both in negotiation and in litigation.
Sixth piece of advice: act quickly to prevent any risk of adverse possession
Time is the enemy of the property owner suffering from encroachment, and I particularly insist on this point with my clients. Indeed, French law recognises a mechanism called acquisitive prescription or adverse possession which allows anyone who possesses property in a continuous, peaceful, public, unequivocal manner and as owner to acquire ownership of it after a certain period. This period is thirty years in principle, but it may be reduced to ten years when the possessor is in good faith and has a just title. In other words, if my client allows the encroachment to continue without reacting for decades, they run the risk of seeing their neighbour become the legal owner of the encroached parcel. This is why I always recommend acting promptly as soon as the encroachment is discovered. Sending a formal notice interrupting prescription, followed if necessary by legal action, secures the owner's rights and avoids any unpleasant surprises.
Seventh piece of advice: refrain from any self-help and any use of force
Faced with manifest encroachment, my client may be tempted to take matters into their own hands and proceed themselves with the demolition of the disputed structure, the removal of plantings or the moving of the fence. I systematically warn them against this instinctive reaction with potentially disastrous consequences. Taking the law into one's own hands is prohibited by our legal order and constitutes an unlawful act likely to engage the criminal and civil liability of its author. My client would thus expose themselves to prosecution for damage or destruction of another's property, or even for assault if the intervention escalates. On the civil level, they could be ordered to repair the damage caused and to restore the premises to their original state. Moreover, such behaviour would considerably weaken their position in the main proceedings, as the judge might see it as a manifestation of a quarrelsome character likely to reduce their compensation claims. Patience and exclusive recourse to legal remedies, although longer and sometimes frustrating, remain the only acceptable solutions.
Eighth piece of advice: lucidly assess the financial and strategic stakes of the dispute
Before initiating legal proceedings, I invite my client to conduct with me a rigorous analysis of the cost-benefit ratio of the contemplated action. Legal costs can prove considerable: lawyer's fees, surveyor's fees, bailiff's fees, court costs, and possibly judicial expert fees if the judge orders one. These costs must be put into perspective with the market value of the encroached surface area, the actual loss of enjoyment suffered and the damages reasonably hoped for. In certain configurations, particularly when the encroachment is minimal and neighbourly relations deserve to be preserved, an amicable settlement providing for the payment of compensatory damages or the regularisation by notarial deed of the existing situation may prove more advantageous than an uncertain, lengthy and costly lawsuit. My role is to enlighten my client on the different options available to them and their respective financial implications, so that they can make an informed decision.
Ninth piece of advice: initiate determined legal action if amicable settlement fails
When all attempts at amicable settlement have failed and the author of the encroachment stubbornly refuses to regularise the situation, legal action becomes the ultimate and necessary recourse. The judicial court has jurisdiction to hear this type of dispute. The main action will generally take the form of an action for recovery of property, through which my client will demonstrate that they are the owner of the disputed parcel and that the defendant occupies it without right or title. This action will be accompanied by a request for demolition of the encroaching structure under penalty of a daily fine, that is to say under penalty of a sum of money due for each day of delay in executing the decision. My client will also claim damages in compensation for the harm suffered, both material and moral. In cases of urgency or manifestly unlawful interference, summary proceedings allow for the rapid obtaining of interim measures or the cessation of the interference. I support my client throughout these proceedings, from drafting the summons to the forced execution of the judgment if necessary.
Conclusion
Encroachment on another's property constitutes a characterised violation of property rights, a fundamental right guaranteed by the Civil Code and by the European Convention on Human Rights. The victim owner has a particularly protective legal arsenal enabling them to obtain the cessation of the encroachment and full compensation for their harm. However, the effective defence of these rights requires method, rigour and perseverance. By scrupulously following these nine pieces of advice and engaging a lawyer specialising in property law, you will maximise your chances of obtaining satisfaction while preserving your neighbourly relations as much as possible. Do not wait to consult a professional at the first signs of encroachment: early intervention often helps to avoid the conflict becoming bogged down and to find a satisfactory solution for all parties.

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