La liquidation amiable suppose l’apurement intégral du passif.
À défaut, la clôture est impossible et la procédure collective s’impose (notamment le redressement ou la liquidation judiciaire).
Toutefois, la procédure collective peut être évitée si un associé décide de reprendre à sa charge le passif restant.
Cette reprise de passif est juridiquement analysée comme une cession de dette et suppose donc :
- l’accord exprès de chaque créancier cédé,
- cet accord doit être formalisé par écrit à peine de nullité.
Pourquoi c’est stratégique ?
Si les créanciers acceptent :
- la société n’est plus en cessation des paiements,
- aucune procédure collective ne peut être ouverte,
- la liquidation amiable peut être clôturée sereinement.
La liquidation amiable constitue une sortie relativement simple et rapide à mettre en place.
Toutefois, mal encadrée, elle devient un risque juridique majeur notamment pour les dirigeants, dont la responsabilité personnelle pourrait être engagée avec :
- des sanctions financières importantes,
- voire des sanctions personnelles telles qu’une interdiction de gérer ou pire, une faillite personnelle.
Une sortie propre ne se prépare donc pas seulement comptablement, mais avant tout juridiquement.
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