Il paraît que j'extrais "l'élixir".
Le mot n'est pas de moi.
Il est d'une cliente.
Elle l'a déposé ce matin, entre guillemets, dans un avis de cinq lignes :
« Synthétique, précis, concis,
Me Rocheblave analyse avec précision un dossier
et vous en extrait "l'elixir"
dont vous avez besoin.
Merci de votre efficacité Maitre ! »
Elle a choisi le mot exact. Plus exact, peut-être, qu'elle ne l'imagine.
Un élixir, chez les anciens, n'était pas un résumé.
C'était un médicament : l'essentiel — mais l'essentiel qui soigne.
Un concentré et un remède à la fois.
Et c'est cela qu'on vient chercher ici.
Personne ne pousse la porte d'un avocat pour avoir moins de pages.
On la pousse parce que quelque chose fait mal : une lettre reçue, une somme réclamée, des nuits qui ne dorment plus.
Alors commence le travail que personne ne regarde.
Le dossier arrive en vrac — des courriers empilés, des annexes qui se contredisent, des chiffres alignés comme des soldats et qui, à la première question, rompent les rangs.
La lampe reste allumée quand la maison dort.
Les pages se tournent une à une, jusqu'à la dernière — c'est souvent elle qui parle.
Les soustractions se refont à la main, pour entendre celle qui sonne faux.
Chauffer longtemps. Laisser le superflu s'évaporer. Ne recueillir que la goutte.
De cent pages, il reste dix lignes. Pas un résumé — la goutte qui défend.
Merci, Madame.
Vous avez trouvé, en un mot, ce que je cherche à distiller depuis vingt-huit ans.
La précision n'est pas un style.
C'est un remède.
Face à l’URSSAF
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Réservation : rocheblave.org

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