On vous en parle à chaque étape, sans jamais vraiment l'expliquer. La consolidation est pourtant la date autour de laquelle tout votre dossier s'organise.

Ce que c'est. Le moment où votre état ne progresse plus durablement. Ce qui reste devient vos séquelles. Ce n'est pas la guérison : on peut être consolidé avec des douleurs, des limitations, un handicap. Des bons et des mauvais jours n'empêchent pas la consolidation.

Pourquoi elle compte. Avant elle, des provisions sont versées ; après elle, l'indemnisation définitive peut être chiffrée. L'assureur doit faire son offre définitive dans les cinq mois après en avoir été informé. Et le délai pour agir contre le responsable, en principe dix ans, part de cette date. Contre votre propre assureur, les délais sont souvent bien plus courts.

Qui la fixe. Les médecins, à l'expertise. En expertise contradictoire, votre médecin-conseil la discute à partir de votre évolution réelle. À défaut d'accord, le juge tranche.

Une date fixée trop tôt. Elle sous-évalue vos souffrances, votre gêne et des séquelles encore en évolution.

Et si votre état s'aggrave ? L'aggravation reste indemnisable si elle est liée à l'accident ; le délai de dix ans part alors de sa propre consolidation.

Jusqu'à la consolidation, je demande et fais renouveler des provisions. Si la date proposée ne correspond pas à votre réalité, nous la contestons à l'expertise, pièces à l'appui.

L'article complet sur mon site : https://www.afe-avocat.fr/blog/consolidation-accident-route-definition