Le 17 octobre 2026, la journée de mobilisation contre la vie chère s'est achevée par des pillages et des dégradations dans plusieurs villes. À Paris, des casseurs ont brisé les vitrines puis vidé des supermarchés et des enseignes de sport, de prêt-à-porter, de luxe et de téléphonie. Dans ces commerces, des salariés ont vécu la scène de l'intérieur.

Les questions qui suivent sont très concrètes. Un salarié pouvait-il quitter son poste à l'arrivée des casseurs ? Un choc psychologique sans blessure est-il un accident du travail ? Qui paie le salaire quand le magasin reste fermé ? Une erreur dans les premiers jours, comme une déclaration jamais faite, peut priver la victime d'une partie de ses droits.

Le droit apporte des réponses précises. Le droit de retrait, prévu par l'article L. 4131-1 du Code du travail, protège le salarié qui se met à l'abri d'un danger grave et imminent, sans sanction ni retenue de salaire possible. La Cour de cassation juge par ailleurs, depuis un arrêt du 4 mai 2017, qu'un choc psychologique survenu aux temps et lieu de travail est présumé être un accident du travail, sans que le salarié ait à prouver le lien avec son activité.

L'article complet détaille les démarches à accomplir et leurs délais, la déclaration par le salarié lui-même lorsque l'employeur s'y refuse, l'activité partielle et les congés imposés pendant la fermeture, la faute inexcusable de l'employeur lorsque le risque avait été signalé, ainsi que l'indemnisation par la CIVI des victimes de violences commises par des tiers.

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