Une PME industrielle avec 50 000 € de budget annuel peut-elle se permettre de déposer 15 marques "au cas où" ? Non. Et c'est tant mieux.
Contrairement aux grands groupes qui arrosent large, les PME doivent faire des choix chirurgicaux. L'approche "on dépose tout, on verra après" coûte cher et protège mal. Mieux vaut trois marques bien ciblées qu'une dizaine dispersées sur des territoires fantômes.
La matrice risque-impact change la donne. Gamme produit à 60% du CA versus nom de projet interne ? Classe 7 (machines) pour l'exploitation réelle versus classe 35 (publicité) "par précaution" ? Les priorités deviennent évidentes. L'audit préalable révèle souvent que des marques utilisées depuis des années ne sont pas protégées, tandis que d'anciens dépôts dorment sans usage.
L'erreur classique : déposer en France quand 70% du CA vient de l'export européen. Un dépôt EUIPO à 850 euros couvre 27 pays, contre 190 euros pour la France seule. Le calcul est vite fait.
Les ressources limitées imposent une discipline stratégique que les budgets illimités n'enseignent pas. Et c'est souvent cette rigueur qui construit les portefeuilles les plus solides.
#PropriétéIntellectuelle #Marques #PME

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