Octobre rose rappelle chaque année l'ampleur du cancer du sein : 61 214 nouveaux cas en 2023 en France métropolitaine, selon l'Institut national du cancer. Derrière ces chiffres, de nombreuses salariées doivent concilier traitements, arrêts de travail et maintien dans l'emploi, souvent sans connaître les règles qui les protègent.

Les questions sont nombreuses et très concrètes. Faut-il informer son employeur du diagnostic ? Comment fonctionne l'indemnisation en affection de longue durée ? L'employeur peut-il refuser un temps partiel thérapeutique ou un télétravail préconisé par le médecin du travail ? Une erreur à l'une de ces étapes peut fragiliser durablement le retour à l'emploi.

Le droit apporte des réponses précises. Le secret médical interdit à l'employeur d'interroger la salariée sur sa pathologie. L'article L. 4624-6 du Code du travail impose à l'employeur qui refuse les préconisations du médecin du travail d'en donner les motifs par écrit. Par un arrêt du 9 septembre 2026, la Cour de cassation a franchi une étape supplémentaire pour les salariées dont l'employeur ignore ces préconisations. Le Cabinet a récemment accompagné une salariée confrontée à ce type de refus, et la situation a pu être débloquée sans procès.

L'article complet détaille chaque étape du parcours, de l'annonce du diagnostic au retour dans l'entreprise : règles de carence et de complément de salaire, rendez-vous de liaison, visites de préreprise et de reprise, temps partiel thérapeutique, RQTH et droit à l'oubli pour emprunter après un cancer. Il propose également les bons réflexes à adopter face à un refus d'aménagement.

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