Le rapport d'expertise est arrivé. Après des mois d'examens, on croit que tout est joué : l'assureur va proposer un montant, il suffira de signer.
C'est l'inverse. Le rapport ne fixe aucun montant. C'est à partir de lui que l'indemnisation se construit, et ce travail est aussi technique que celui qui a précédé l'examen.
Ce que le rapport contient. Les médecins répondent point par point à une mission. Ils fixent la date de consolidation, puis évaluent chaque conséquence de l'accident : la gêne temporaire, l'aide humaine, les souffrances, le déficit fonctionnel permanent, le préjudice esthétique, les répercussions sur le travail et la vie personnelle.
Ce qui n'y est pas. Le rapport ne contient aucun montant. Chaque conclusion doit devenir un poste de préjudice, prouvé et chiffré. La nomenclature utilisée par les assureurs et les tribunaux en compte une vingtaine pour la victime blessée, et la liste n'est pas fermée.
Ce qui fait la différence. Chaque poste doit d'abord être prouvé : une affirmation, même sincère, ne suffit pas. Il doit ensuite être chiffré, non par un barème, mais selon des méthodes précises, défendues à la lumière des décisions récentes.
Les délais de l'assureur. La loi lui impose une offre dans des délais précis, notamment cinq mois après avoir été informé de votre consolidation. À défaut, l'indemnité porte des intérêts majorés.
Faut-il accepter ? Vous n'y êtes jamais obligé. L'offre se discute poste par poste. Si l'écart reste trop grand, le juge fixe l'indemnisation.
Je n'attends pas l'offre pour la commenter : dès que le dossier le permet, j'adresse à l'assureur une réclamation chiffrée, poste par poste, justifiée par les pièces. C'est sur cette base que la discussion s'engage.
L'article complet sur mon site : https://www.afe-avocat.fr/blog/apres-expertise-medicale-accident-route-indemnisation

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