Avocat au Barreau de Paris, plus de 20 ans d’expérience en droit fiscal, notamment acquise au sein du département fiscalité du cabinet Deloitte.
Page mise à jour le 23 septembre 2026.
Assistance en matière de contrôle fiscal
Me Didier MAJEROWIEZ intervient auprès des particuliers et professionnels confrontés à un contrôle fiscal, une demande de renseignements ou de justifications, un ESFP ou une proposition de rectification.
Vous avez reçu une demande de renseignements, une demande de justifications, un avis d’examen de situation fiscale personnelle ou une proposition de rectification ?
Un contrôle fiscal ne conduit pas nécessairement à un redressement définitif.
En revanche, il suppose de répondre avec méthode, dans les délais impartis, et en tenant compte de la nature exacte du courrier reçu.
Chaque situation doit être examinée au regard de ses faits propres, des documents reçus et des délais applicables.
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Pourquoi ne pas répondre trop vite à l’administration fiscale ?
Lorsqu’un courrier de l’administration fiscale est reçu, la première tentation peut être de répondre immédiatement pour “rassurer” le service ou montrer sa bonne foi.
Cette réaction est compréhensible, mais elle peut parfois être maladroite.
Avant de répondre, il convient notamment de vérifier :
- la nature exacte du courrier reçu ;
- le fondement de la demande ;
- le délai de réponse ;
- les années visées ;
- les impôts concernés ;
- les pièces réellement demandées ;
- les conséquences possibles d’une réponse incomplète, imprécise ou contradictoire ;
- l’existence éventuelle d’une procédure de rectification déjà engagée ;
- les garanties dont le contribuable peut se prévaloir.
Une réponse trop large, mal documentée ou insuffisamment structurée peut compliquer la suite de la procédure.
À l’inverse, une réponse préparée avec méthode peut permettre de clarifier certains points, de limiter les malentendus et, dans certains cas, d’éviter que le contrôle ne prenne une tournure plus défavorable.
Pourquoi faire appel à un avocat fiscaliste pendant ou à l'issue d'un contrôle fiscal ?
L’intervention d’un avocat fiscaliste peut notamment permettre de :
- analyser le courrier reçu ;
- identifier la procédure applicable ;
- vérifier les délais de réponse ;
- apprécier la régularité de la procédure ;
- examiner les années et impôts concernés ;
- organiser les pièces utiles ;
- préparer une réponse structurée à l’administration ;
- éviter les réponses trop larges ou imprécises ;
- formuler des observations en cas de proposition de rectification ;
- accompagner un recours hiérarchique ;
- discuter les pénalités lorsque la situation le justifie ;
- préparer, le cas échéant, la suite contentieuse.
L’objectif n’est pas de multiplier les échanges inutiles, mais de structurer la réponse et de préserver les droits du contribuable.
Secret professionnel et confidentialité des échanges
Un contrôle fiscal peut porter sur des éléments personnels, patrimoniaux ou familiaux sensibles.
Il peut s’agir de comptes bancaires, de flux financiers, de revenus étrangers, d’une succession, d’une donation, d’une situation familiale ou d’une opération patrimoniale.
Les échanges avec un avocat sont couverts par le secret professionnel.
Cette confidentialité permet d’aborder la situation dans un cadre sécurisé, avant de déterminer la stratégie de réponse à l’administration fiscale.
Un premier rendez-vous peut ainsi permettre de faire le point sur les documents reçus, les délais, les risques et les options possibles, sans préjuger de la réponse définitive à apporter.
Besoin de faire examiner un courrier reçu ?
Un premier échange confidentiel peut permettre de vérifier la nature du courrier de l’administration fiscale, les délais de réponse, les pièces utiles et les principaux points de vigilance avant d’adresser une réponse.
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Comment répondre à une demande de renseignements ou de justifications ?
Toutes les demandes adressées par l’administration fiscale n’ont pas la même portée.
Une demande de renseignements peut permettre à l’administration d’obtenir des explications sur une situation déclarative.
Elle n’a pas toujours le même caractère contraignant qu’une demande de justifications ou d’éclaircissements.
Une demande de justifications peut, en revanche, entraîner des conséquences plus importantes en cas de réponse insuffisante ou d’absence de réponse dans le délai imparti.
Avant de répondre, il convient donc de vérifier :
- le fondement juridique de la demande ;
- le délai indiqué ;
- les documents sollicités ;
- les conséquences d’une absence de réponse ;
- la cohérence des explications à fournir ;
- l’opportunité de joindre ou non certaines pièces.
Une réponse utile n’est pas nécessairement une réponse longue. Elle doit surtout être claire, cohérente et adaptée à la demande formulée.
Comment répondre à une proposition de rectification ?
La réception d’une proposition de rectification constitue une étape importante.
Le document doit être lu avec attention, notamment pour vérifier :
- les impôts concernés ;
- les années visées ;
- les bases rectifiées ;
- les motifs de droit et de fait ;
- les pénalités envisagées ;
- le délai de réponse ;
- la possibilité de demander une prorogation ;
- les voies de discussion ouvertes avec l’administration.
La réponse doit être préparée avec soin.
Elle peut consister à accepter certains points, contester d’autres rectifications, produire des justificatifs ou développer une argumentation juridique.
Lorsque les enjeux financiers sont significatifs, il est souvent utile de demander rapidement la prorogation du délai de réponse, afin de disposer du temps nécessaire pour analyser le dossier et préparer des observations structurées.
Un premier rendez-vous pour cadrer la situation
Un premier rendez-vous téléphonique ou en visioconférence peut permettre de faire le point sur :
- le courrier reçu ;
- la procédure engagée ;
- les délais à respecter ;
- les années concernées ;
- les documents utiles ;
- les principaux risques ;
- les arguments envisageables ;
- l’opportunité d’une réponse directe ou d’un accompagnement plus formalisé.
Ce premier échange ne remplace pas une analyse complète du dossier. Il permet d’identifier les principaux points de vigilance et de déterminer la suite à donner.
Les échanges avec un avocat sont couverts par le secret professionnel.
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Comment sont déterminés les honoraires ?
Le montant des honoraires ne peut être fixé qu’après un premier examen de la demande.
Il dépend notamment de la nature et de la complexité du dossier, des délais applicables, du volume de documents à analyser et de l’étendue de l’assistance envisagée.
Lorsqu’une mission peut être proposée, une proposition de services en précise préalablement le périmètre, le montant forfaitaire et les modalités pratiques.
Quelles sont les principales formes d'un contrôle fiscal d’un particulier ?
Le contrôle fiscal d’un particulier peut prendre plusieurs formes.
- Le contrôle sur pièces
Le contrôle sur pièces est réalisé à distance, depuis les locaux de l’administration fiscale.
Le contribuable n’est pas toujours informé de ce contrôle tant qu’aucune demande ou proposition de rectification ne lui est adressée.
L’administration examine les déclarations souscrites, les informations dont elle dispose, ainsi que les éventuels recoupements obtenus auprès de tiers.
À l’issue de ce contrôle, le dossier peut être classé sans suite. L’administration peut aussi adresser une demande de renseignements, une demande de justifications ou une proposition de rectification.
- L’ESFP
L’examen contradictoire de la situation fiscale personnelle est une procédure de contrôle plus approfondie.
Il permet à l’administration fiscale d’examiner la cohérence entre les revenus déclarés, les mouvements bancaires, le patrimoine, la trésorerie et certains éléments du train de vie du contribuable.
L’ESFP débute en principe par l’envoi d’un avis de vérification.
Ce document mentionne notamment les années contrôlées et la possibilité de se faire assister par un conseil.
Il s’agit d’une procédure encadrée, dans laquelle le contribuable doit pouvoir échanger avec le service vérificateur et présenter ses observations.
- La proposition de rectification
La proposition de rectification est le document par lequel l’administration fiscale expose les rectifications envisagées.
Elle doit être suffisamment motivée en droit et en fait pour permettre au contribuable de comprendre les rehaussements envisagés et d’y répondre utilement.
En principe, le contribuable dispose d’un délai de 30 jours pour répondre. Ce délai peut, dans certains cas, être prorogé de 30 jours supplémentaires sur demande écrite.
Ne pas répondre à une proposition de rectification est généralement défavorable, car le contribuable peut être regardé comme ayant accepté tacitement les rectifications proposées.
Les situations fiscales qui appellent une vigilance particulière
Un contrôle fiscal personnel peut porter sur des sujets très variés.
Il peut notamment concerner :
- des revenus de source étrangère ;
- des comptes bancaires ou contrats d’assurance-vie à l’étranger ;
- des actifs numériques détenus sur une plateforme étrangère ;
- des crédits bancaires dont l’origine doit être expliquée ;
- une plus-value immobilière ;
- des revenus fonciers ;
- une location meublée ;
- l’IFI ;
- une donation, une succession ou une opération patrimoniale ;
- une résidence fiscale contestée ;
- des dépenses ou mouvements de trésorerie jugés incohérents avec les revenus déclarés ;
- des revenus professionnels ou assimilés à des revenus distribués ;
- des dividendes, revenus financiers ou plus-values mobilières.
Dans ces situations, l’enjeu n’est pas seulement de produire des justificatifs.
Il faut aussi apprécier la cohérence globale du dossier, la portée juridique des explications fournies et les risques éventuels de pénalités.
Les pénalités doivent aussi être analysées avec soin
Un contrôle fiscal ne porte pas uniquement sur les droits supplémentaires réclamés.
Les pénalités et intérêts de retard peuvent représenter un enjeu important.
Selon la situation, l’administration peut appliquer :
- des intérêts de retard ;
- une majoration pour dépôt tardif ;
- une majoration pour manquement délibéré ;
- des pénalités plus lourdes dans certaines situations ;
- des amendes spécifiques, notamment en matière d’obligations déclaratives.
Il convient donc d’analyser non seulement le principe du redressement, mais aussi le niveau des sanctions envisagées.
La discussion peut porter sur la bonne foi, les justificatifs disponibles, la nature de l’erreur, les circonstances du dossier ou le caractère proportionné des pénalités.
Maître Didier MAJEROWIEZ
Avocat au Barreau de Paris
A propos de Me Didier MAJEROWIEZ
Maître Didier MAJEROWIEZ est avocat au Barreau de Paris depuis 2004.
Il intervient principalement en droit fiscal, en droit du patrimoine et sur les questions présentant un enjeu fiscal ou patrimonial.
Après plusieurs années d’exercice au sein du cabinet Deloitte, où il a développé une pratique approfondie de la fiscalité patrimoniale, il accompagne aujourd’hui particuliers, dirigeants et entreprises dans l’analyse, la sécurisation et la défense de leurs situations fiscales.
Son activité couvre notamment l’assistance en cas de contrôle fiscal, de demande de renseignements, de demande de justifications, de proposition de rectification, de recours hiérarchique et de contentieux fiscal.
Il conseille également ses clients sur des problématiques de fiscalité patrimoniale, immobilière, internationale ou professionnelle.
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