Quitter le domicile conjugal avant le divorce : bonne ou mauvaise idée ?
La question du départ du domicile conjugal est un sujet de préoccupation majeur lors d'une séparation. Nombreux sont ceux qui s'interrogent : est-il possible de quitter le domicile familial avant que le juge ne statue sur les mesures provisoires ?
Domicile conjugal : une obligation pour les époux
L'article 215 du Code civil impose aux époux une "communauté de vie". Juridiquement, cela signifie que vous êtes tenus de vivre ensemble jusqu'à ce que le juge vous autorise à vivre séparément, généralement lors de la première audience de conciliation dans le cadre d'une procédure de divorce.
Les risques d'un départ précipité
Quitter le domicile conjugal, même avec l'accord du conjoint, peut être considéré comme une faute et avoir des conséquences sur la procédure de divorce. Le juge peut décider de vous accorder moins de droits ou de vous attribuer une part moins importante des biens.
Les exceptions
Il existe des situations où le départ est justifié et ne sera pas considéré comme une faute. C'est le cas notamment en situation de violences conjugales.
Conseils de prudence
Avant de prendre la décision de quitter le domicile conjugal, il est impératif de peser le pour et le contre et de consulter un avocat. Ce dernier pourra vous conseiller sur les risques et les précautions à prendre.
En résumé :
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L'obligation de vivre ensemble subsiste jusqu'à l'ordonnance de non-conciliation.
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Quitter le domicile conjugal peut être une faute, sauf exceptions.
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La prudence et les conseils d'un avocat sont de mise.
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