Le crédit-vendeur : vendre son entreprise sans financement.
Vous vendez votre fonds de commerce 200 000 €. Votre repreneur a obtenu un prêt bancaire de 150 000 €, mais il lui manque 50 000 €. Plutôt que de laisser la vente échouer, vous pouvez accepter d’être payé en partie plus tard : c’est le crédit vendeur. Une solution efficace, à condition de bien se protéger.
Qu’est-ce que le crédit-vendeur ?
C’est un accord par lequel le vendeur accepte qu’une partie du prix lui soit réglée de façon différée, selon un échéancier fixé à l’avance, avec ou sans intérêts. Il est utilisé aussi bien pour la vente d’un fonds de commerce que pour la cession de parts ou d’actions d’une société.
Un outil gagnant-gagnant
– Pour le vendeur : il vend plus vite, souvent à un meilleur prix,
– Pour l’acheteur : il complète son financement,
Comment se protéger ?
– Pour un fonds de commerce : inscrire le privilège du vendeur au greffe du tribunal ;
– Pour une cession de parts ou d’actions : aucune protection n’est automatique. Il faut prévoir des garanties, comme un nantissement des titres vendus, la caution personnelle du repreneur ou une garantie bancaire ;
– Dans tous les cas : fixer par écrit le montant, la durée, le taux et l’échéancier, et prévoir une clause rendant la totalité du solde immédiatement exigible en cas d’impayé.
Bon à savoir
– La banque du repreneur peut exiger que le vendeur ne soit remboursé qu’après elle : un point à négocier en amont ;
– L’impôt sur la plus-value peut être dû avant que vous ayez perçu l’intégralité du prix : anticipez-le avec votre expert-comptable ;
– Le crédit vendeur est souvent articulé avec la garantie d’actif et de passif : en cas de mauvaise surprise, l’acheteur pourra chercher à déduire son indemnisation des sommes qu’il vous doit encore.

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