Une femme sur quatre déclare avoir subi une discrimination au travail après les traitements d'un cancer du sein, selon une étude menée sur la cohorte CANTO. La forme la plus fréquente n'est pas le licenciement, mais la perte de responsabilités : fonctions confiées à un collègue, réunions où la salariée n'est plus conviée, doutes exprimés sur sa capacité à tenir son poste.

Ces situations sont souvent vécues en silence. Selon le baromètre du Défenseur des droits consacré aux maladies chroniques, près d'un quart des personnes discriminées ne font rien, souvent parce qu'elles pensent que cela ne changerait rien. Le droit leur offre pourtant des protections solides, à condition de les connaître et de réagir à temps.

L'article L. 1132-1 du Code du travail interdit toute mesure défavorable fondée sur l'état de santé, qu'il s'agisse d'un licenciement ou d'un simple retrait de fonctions. La salariée n'a pas à prouver seule la discrimination : elle présente des faits qui la laissent supposer, et l'employeur doit justifier ses décisions par des éléments objectifs. Le 9 septembre 2026, la Cour de cassation a par ailleurs précisé dans quelles conditions un licenciement pour absences prolongées peut être annulé.

L'article complet détaille la frontière entre réorganisation licite et discrimination, la qualification de la mise à l'écart en harcèlement moral, les conditions du licenciement pour désorganisation, la nullité et la réintégration, ainsi que les recours et les délais pour agir. Il retrace aussi la démarche suivie par le Cabinet pour une salariée mise à l'écart après un cancer du sein, qui a retrouvé ses fonctions sans procès.

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