Après avoir été percuté par un autobus, un cycliste ne pouvait plus reprendre son métier. L’assureur proposait une indemnisation globale de 108 000 €. Le cabinet RSL Avocat a contesté cette évaluation et engagé une procédure. Le tribunal a accordé une indemnisation totale de 600 000 €. Ce dossier permet de comprendre le rôle de l’expertise judiciaire et de l’évaluation des conséquences professionnelles de l’accident.
Dossier anonymisé. Les éléments ci-dessous sont présentés à titre illustratif. Ce cas montre l’importance d’une expertise médicale sérieuse et, lorsque nécessaire, d’une procédure judiciaire pour obtenir une indemnisation conforme à la réalité des préjudices.
MC, 38 ans, exerçait la profession de ripeur. Il circulait à vélo pour se rendre sur son lieu de travail lorsqu’il a été percuté par un autobus. L’accident a entraîné une hospitalisation prolongée, plusieurs interventions chirurgicales, puis une prise en charge en centre de rééducation.
Victime non conductrice, il bénéficiait d’un cadre protecteur (accident de la circulation). À l’issue de la phase médicale, il présentait une atteinte fonctionnelle majeure du releveur du pied droit, nécessitant une canne et limitant durablement la marche. Cette situation rendait impossible la reprise de son activité antérieure. L’absence de maîtrise de l’écrit compliquait également toute perspective de reconversion.
Offre initiale de l’assureur : une évaluation incomplète
L’assureur a formulé une proposition globale de 108 000 €, comprenant une avance de 30 000 € et une offre dite “définitive” de 78 000 €. Cette évaluation ne tenait pas correctement compte des conséquences professionnelles durables, ni des besoins futurs d’assistance et d’adaptation.
Après analyse du dossier, le cabinet a recommandé de ne pas accepter cette proposition et d’engager une procédure afin d’obtenir une réparation conforme à l’ensemble des postes de préjudices.
Référé expertise, provisions et expertise judiciaire
Une procédure en référé a permis l’obtention d’une provision complémentaire pour faire face aux besoins immédiats. Une expertise judiciaire orthopédique a ensuite été ordonnée afin d’évaluer les séquelles et leur impact sur la vie quotidienne et professionnelle.
L’expert a analysé les postes de préjudices selon la nomenclature Dintilhac : déficit fonctionnel permanent, souffrances endurées, préjudice d’agrément, incidence professionnelle, besoins en aide humaine, frais futurs, etc.
Résultat : une indemnisation portée à 600 000 €
À l’issue de la procédure, le Tribunal judiciaire a condamné l’exploitant du bus à verser à la victime une somme totale de 600 000 €, soit un montant très supérieur à l’offre initiale.
La décision a permis la reconnaissance d’une incidence professionnelle majeure et des pertes de gains, prise en compte des besoins en aide humaine et des limitations fonctionnelles, indemnisation des souffrances, du DFP et de l’impact durable sur la qualité de vie, prise en charge de frais futurs et postes souvent discutés (adaptations, suivi, etc.).
Dans ce dossier, l’évaluation des conséquences professionnelles et des besoins futurs a permis de contester l’offre initiale. L’écart entre les deux montants s’explique par les préjudices retenus et les éléments établis au cours de la procédure.
Pour en savoir plus c'est ici : https://www.rsl-avocat.com/exemple-indemnisation-accident-de-la-route/

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