La grève est un arrêt total et collectif du travail
L’arrêt du travail doit être total et collectif (l'ensemble des salariés grévistes).
Pour être qualifié de grève, le mouvement doit être suivi par au moins 2 salariés (sauf appel à la grève lancé au niveau national ou si l’entreprise ne comporte qu’un seul salarié).
L'exercice du droit de grève nécessite l'existence de revendications professionnelles collectives
Une grève légale en France exige des revendications professionnelles collectives qui doivent impérativement être portées à la connaissance de l'employeur au moment de l'arrêt du travail, peu importe l’existence ou non d’un préavis (sauf exceptions).
Les risques encourus
Une action qui ne répond pas à la définition de la grève peut être qualifiée de mouvement illicite. Dans ce cas, le salarié n'est pas protégé par le droit de grève. Il risque une sanction disciplinaire et peut être licencié.
L’arrêt
L'exercice normal du droit de grève n'étant soumis à aucun préavis, sauf dispositions législatives le prévoyant, il nécessite seulement l'existence de revendications professionnelles collectives dont l'employeur doit avoir connaissance au moment de l'arrêt de travail, peu important les modalités de cette information. Ayant constaté que les arrêts de travail d'une partie de l'équipe de nuit n'étaient accompagnés d'aucune demande revendicative ni de doléances en lien avec le projet de l'employeur de modification du travail des équipes de jour et de nuit et qu'aucune information n'avait été donnée par les salariés à l'employeur sur les motifs de la démobilisation sinon celle de « ne pas avoir envie de travailler », la cour d'appel en a déduit à bon droit qu'en l'absence de revendications professionnelles collectives portées à la connaissance de l'employeur au moment de la cessation du travail, l'arrêt de travail ne constituait pas l'exercice du droit de grève (Cass. soc. 8-7-2026 n° 25-12.848 F-D).

Pas de contribution, soyez le premier