Conduite après usage de stupéfiants : par qui doit être réalisé le prélèvement salivaire ?
Lorsqu'un dépistage salivaire est positif, les forces de l’ordre procèdent à un prélèvement destiné à être analysé en laboratoire et ce, aux fins de recherche de produit stupéfiant dans la salive du conducteur.
L’article 7 de l'arrêté du 13 décembre 2016 est très clair sur le déroulé de cette procédure :
- le collecteur salivaire doit être utilisé conformément à sa notice ;
- le conducteur doit effectuer lui-même le prélèvement ;
- les forces de l’ordre ne font que contrôler le bon déroulement de l’opération.
Ainsi, l'écouvillon est introduit dans la bouche du conducteur par lui-même et non par les forces de l'ordre, contrairement à ce que beaucoup de conducteurs pensent.
Si le policier ou gendarme réalise lui-même ce prélèvement, alors la procédure peut être irrégulière comme a pu le rappeler la Chambre criminelle de la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 25 janvier 2023 (n°22-83.804). La nullité de l'entière procédure est alors encourue.
Pour rappel, les conséquences d'une condamnation pour conduite après usage de stupéfiants peuvent être particulièrement lourdes :
- jusqu’à 3 ans d’emprisonnement ;
- 9 000 € d'amende ;
- retrait de 6 points ;
- suspension ou annulation du permis ;
- confiscation du véhicule dans certains cas.

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