Arrêt maladie & prescription disciplinaire : quelques exemples pratiques
L’arrêt maladie n’interrompt ni ne suspend le délai de prescription des faits fautifs, qui est de 2 mois, prévu à l’article L.1332‑4.
La procédure doit donc être engagée dans ce délai, quelle que soit la situation du salarié.
Exemples :
- Faute découverte le 3 avril et arrêt maladie le 4 avril:
Le salarié se met en arrêt immédiatement après l’identification des faits.
→ La convocation doit être envoyée avant le 3 juin.
L’absence est juridiquement indifférente.
- Entretien impossible pour raisons médicales Le salarié produit un certificat indiquant une incapacité temporaire à se présenter. → dans tous les cas, la première convocation doit avoir été notifiée dans les 2 mois, faute de quoi la sanction serait prescrite.
→ L’entretien peut etre reporté, mais la décision finale devra être notifiée dans les deux mois de la première convocation
- Faits dissimulés ou découverts tardivement L’employeur découvre en juillet un détournement commis en mars, jusque‑là invisible. → Le délai court à partir de la découverte, qu’il faut impérativement pouvoir dater, → même si le salarié est en arrêt au moment où les faits émergent.
- Deux fautes commises à des dates différentes Chaque faute fait courir un délai autonome de 2 mois.
→ Un arrêt maladie ne “regroupe” ni ne fige les délais.
En résumé:
L’arrêt maladie ne produit aucun effet suspensif ni interruptif sur la prescription disciplinaire.
Seule la tenue de l’entretien peut être ajustée ; jamais l’engagement de la procédure.

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