Par un arrêt du 26 juin 2026, la cour administrative d'appel de Bordeaux a apporté des précisions sur les modalités de liquidation de l'astreinte administrative prévue aux articles L. 481-1 et L. 481-2 du code de l'urbanisme.
La Cour considère que la décision procédant à la liquidation de l'astreinte n'a pas à être précédée d'une nouvelle procédure contradictoire. Elle relève que les dispositions du code de l'urbanisme relatives à cette police spéciale définissent de manière exhaustive les garanties offertes au destinataire de la mesure, ce qui écarte l'application des règles générales de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Si le respect du contradictoire est bien requis avant l'édiction de la mise en demeure et de l'astreinte administrative, aucune disposition n'impose à l'autorité compétente de solliciter les observations de l'intéressé avant chaque décision de liquidation, laquelle se borne à tirer les conséquences du maintien de l'inexécution.
Cette décision confirme ainsi que les garanties procédurales attachées à la police spéciale de l'urbanisme sont concentrées au stade de l'édiction de la mesure, sans être renouvelées lors des opérations successives de liquidation de l'astreinte.

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