Bail d’habitation :  Les principales règles

 

 Quel type de contrat choisir ? Le bail portant sur un logement à usage d’habitation prin­cipale est un contrat écrit, signé du bailleur et du loca­taire, qui précise clairement les droits et obligations de chacun. Il peut s’agir d’un acte sous seing privé ou d’un bail notarié. Dans le premier cas, le bail doit être établi à partir d’un modèle conforme aux dispositions de la loi Alur. On peut pour cela utiliser un service en ligne. Pour une plus grande sécurité juridique, le contrat peut également prendre la forme d’un acte rédigé par un notaire. Il s’agit alors d’un acte authentique.

   Que doit contenir le contrat de bail ? Le bail doit comporter certaines mentions légales obliga­toires, comme

-  l’état civil des parties,

-  le montant du loyer, 

-  la date d’entrée en jouissance du locataire,

-  la durée du contrat,

- le montant du dépôt de garantie...

Il est désor­mais obligatoire de préciser la superficie du logement. En annexe, doivent figurer divers diagnostics techniques devenus obligatoires pour les locations : diagnostic de performance énergétique (DPE), constat de risque d’expo­sition au plomb ou à l’amiante selon la date de construc­tion, Plan de prévention des risques naturels et technolo­giques... S’y ajoutent, entre autres, une notice informative, un règlement de copropriété...

   Le bailleur peut-il exiger une garantie financière ? Il est presque systématique que le bailleur demande au locataire la caution d’un tiers comme garantie supplémen­taire. Le locataire doit donc se tourner vers un parent ou un ami pour obtenir ce cautionnement. C’est un engagement important : le tiers s’engage à remplir l’obligation de paie­ment du locataire en cas de défaillance.

  Comment S’assurer que le logement est aux normes ?  La loi impose le respect de critères de décence, et le pro­priétaire engage donc sa responsabilité si le bien loué n’est pas conforme.

- Une surface minimale de 9 m2 est exi­gée.

- Le logement ne doit pas comporter de risques mani­festes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé des occupants et doit proposer des équipements de confort de base.

-  Depuis le 1er janvier 2018, le logement doit être suffisamment étanche à l’air.

-   À compter du 1er juil­let 2018, son aération devra permettre une évacuation cor­recte de l’humidité. Le locataire étant en droit d’exiger du propriétaire la mise en conformité du logement, mieux vaut entreprendre les travaux avant son entrée dans les lieux.