A la suite de l’annulation de l’autorisation de licenciement d’une salariée protégée, la Cour de cassation, dans un arrêt du 1er décembre 2021, a décidé que « Tenu par son obligation de sécurité dont participe l'obligation de prévention du harcèlement moral, l'employeur ne pouvait pas réintégrer la salariée dès lors que celle-ci était la supérieure hiérarchique des autres salariés de l'entreprise, lesquels soutenaient avoir été victimes du harcèlement moral de cette dernière et avaient à ce propos exercé leur droit de retrait, de sorte qu'était caractérisée l'impossibilité de réintégration ». L’impossibilité de réintégrer un salarié protégé harceleur dont l’autorisation de licenciement d’abord accordée a été ensuite annulée est-elle une nouvelle exception à l’obligation « absolue » de réintégration du salarié protégé qui pèse sur l’employeur ? Il ne semble pourtant pas…